Le Sassuolo de Roberto De Zerbi : l’art du jeu en déviation

La Serie A revient au premier plan saison après saison et semble peu à peu retrouver son attractivité d’antan. Cela peut s’expliquer en partie par la croissance perpétuelle de la Juventus Turin, forte du recrutement de Cristiano Ronaldo cette saison, d’un stade toujours aussi plein et d’une faim de titres toujours insatiable. Dans la continuité, les deux clubs de Milan, rachetés récemment retrouvent de l’activité sur le marché des transferts et réussissent progressivement à constituer des effectifs compétitifs. Des directeurs sportifs de qualité opèrent pour stabiliser des clubs réputés pour leur excès, leurs comportements erratiques (le cas de l’AS Roma est intéressant à cet égard). Certains clubs avec peu de moyens réussissent à travailler très intelligemment comme la Lazio ou l’Atalanta Bergame. Certes, la santé du football italien ne peut se résumer à la vitrine que constitue la Serie A. Il ne faudrait pas oublier le chaos qui semble régner dans les divisions inférieures ainsi qu’à la fédération italienne. Cependant, la dynamique prend forme petit à petit. Mais surtout, dans ce panel résumé à grand trait, n’oublions pas l’apparition d’une nouvelle génération d’entraîneurs ambitieux dans leurs idées et leur projet de jeu. A l’image d’un Maurizio Sarri, d’un Marco Giampaolo, d’un Simone Inzaghi, ces coachs participent à rendre attractifs la Série A puisque les observateurs aiment à suivre et décortiquer l’animation de leurs équipes. Roberto De Zerbi appartient à cette catégorie. Avec Sassuolo, il est la véritable attraction de ce début de championnat 2018-2019. Victorieux de l’Inter, troisième du championnat, tout en proposant un football construit et spectaculaire, tout le monde peut se poser la question : Sassuolo sera-t-il un feu de paille ou peut-il prétendre à de vraies ambitions sportives ?

 

 

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Le Mexique 2006 de La Volpe : les frémissements du jeu de position

Ricardo La Volpe : une légende. Un homme pour qui chaque victoire doit absolument se mériter sur le terrain par une supériorité dans le jeu. Ricardo La Volpe c’est aussi l’affirmation d’une idée, de principes clairs au service d’une esthétique du football. Ricardo La Volpe c’est aussi le fondateur d’une école de pensée footballistique au Mexique qui fédère autant qu’elle divise. Miguel Herrera, José Guadalupe Cruz, Daniel Guzman, Jorge Almiron, tous affirment avoir été marqués par cet homme. Pep Guardiola, entraîneur presque idolâtré en Europe reconnait La Volpe comme l’un de ses mentors. Pour autant, son palmarès est famélique : une Gold Cup en 2003, et un championnat du Mexique en 1992/1993. A l’image d’un Bielsa, cet individu résume à lui-seul le paradoxe du football : pour ceux qui regardent ce sport autrement qu’à travers des lignes de résultat, ceux qui voient le football comme un art dans lequel les « protagonistes » sont des artistes, ceux-là vouent souvent une admiration pour Ricardo La Volpe. Pour tous les autres, il n’est qu’un idéologue, théoricien, sans réelles qualités de manager. Beautyfootball a depuis longtemps pris position sur cette question. A l’occasion de la coupe du monde 2018, nous avons décidé de revenir sur la révélation à l’Europe de cet entraîneur spécial : comment le Mexique à illuminé furtivement la planète football lors de la coupe du monde 2006 ?

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