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La Real Sociedad 2016-2017 : la transformation catalane par Eusébio Sacristan

photo intro Real Sociedad

       La Real Sociedad c’est 55 millions d’euros de budget environ. Soit moins que le budget de Lille (75 millions) ou Saint-Etienne (60 millions). Pourtant,  à l’heure où l’on écrit ces lignes ils sont 5eme de Liga à 2 points de l’Atlético de Madrid dans leur championnat  et qualifiés pour les quarts de finale de la Coupe du Roi où ils joueront 2 matchs de gala contre le FC Barcelone. Surtout, cette équipe propose un football attrayant, ambitieux et portée vers l’offensive ! La clé de ce renouveau se nomme Eusébio Sacristan. Depuis son arrivée en milieu de saison dernière à la place de David Moyes, il fait des miracles avec cette équipe sans jamais renier des principes de jeu qu’il a développé durant toutes ses aventures barcelonaises commencées en 1988. Analyse du football pratiqué à San Sébastian où l’ambition européenne n’est pas taboue !

N.B : en cas de première visite sur le site n’oubliez pas d’aller lire mon à propos, car il est la clé pour comprendre tout le site. J’espère qu’il vous plaira.

COMPOSITION ET ANIMATION

Compo Real Sociedad

 

LA REAL SOCIEDAD EN PHASE D’ATTAQUE 

      Eusébio Sacristan c’est un homme qui a entraîné le Barça B pendant plusieurs saisons, un homme qui a été l’adjoint de Franck Rijkaard pendant 5 ans, un homme qui a joué plus de 100 matchs sous la direction de Johan Cruyff. Cet homme là  dispose forcément de principes footballistiques très ancrés et un véritable projet de jeu à développer. Pour illustrer cette influence immense de l’école barcelonaise sur les joueurs et éducateurs  voici un chiffre : 21 des 27 joueurs du barça de la saison 1996-1997 sont devenus des entraîneurs ou des directeurs sportifs. Autant dire que le QI football et la passion au sein de ce club atteint des niveaux stratosphériques ! Ainsi, quand Eusébio prend la direction de l’équipe première il sait exactement comment il veut jouer et comment utiliser au mieux cet effectif sans stars.

     La Real Sociedad en Liga aime avoir la possession du ballon sans subir outrageusement le football adverse. Cela passe par la première relance durant laquelle il est interdit de lancer le ballon à l’aveuglette sur une tête d’un milieu ou attaquant. Le gardien et les défenseurs centraux repartent de derrière sans casser de ligne selon une configuration très barcelonaise comme le montre l’image ci-dessous :

La première relance Sociedad

(On distingue clairement le triangle axial avec les 2 défenseurs centraux et le milieu décroché qui vont proposer une solution courte à Rulli)

         Pour pouvoir réussir ces sorties de balle, il faut un gardien avec un jeu au pied solide. Rulli fait partie de cette catégorie de gardiens. Il touche une quantité non négligeable de ballons et les membres de l’arrière garde n’hésitent jamais à passer par lui pour donner de l’oxygène au jeu. D’autre part, Sacristan s’appuie sur des défenseurs centraux qui sans être des références à leur poste savent manier le ballon et l’orienter sous la pression de l’adversaire. Notons que, si dans ce circuit préférentiel de relance Illarramendi est souvent le premier relais au milieu de terrain, le profil et la qualité de Zurutuza permet de permuter pour créer de l’incertitude chez l’adversaire. De plus, il n’est pas rare de voir ce milieu de terrain se décaler sur un côté pour faire monter le latéral d’un cran, ce qui permet de fixer un adversaire assez haut grâce au défenseur latéral, tout en se donnant de multiples solutions de passes par une occupation intelligente de l’espace.

Première relance v2 Sociedad

(Zurutuza, encerclé, s’est décalé à gauche pour agrandir l’espace de jeu et faire monter son latéral d’un cran. Il dispose donc de son latéral comme solution dans le camp adverse ainsi qu’un espace important devant lui)

          Enfin, l’entraîneur de San Sébastian sait qu’il dispose avec William José d’un joueur à l’aise dans le domaine aérien. C’est pourquoi il demande de la variation à son gardien en tentant de le chercher dans les airs puis de dominer le 2eme ballon pour s’installer chez l’adversaire et préparer une attaque placée.

            Attaque placée est un mot clé dans le vocabulaire football de la Sociedad. L’équipe dispose d’une qualité technique globale assez remarquable au milieu de terrain même sous la pression adverse. Ce point fort est très utile pour faire circuler le ballon de droite à gauche et ainsi fatiguer  puis étirer le bloc de l’adversaire jusqu’à pouvoir placer une banderille fatale. Une caractéristique des milieux de terrain est révélatrice à cet égard : dès que l’un d’entre eux perçoit un minimum d’espace devant lui, il l’utilise pour gagner des mètres avec le ballon, et par conséquent, fixer son adversaire qui devra faire un choix. Cette notion de fixation est décisive pour créer les décalages puisque les joueurs de l’équipe concurrente se retrouvent dans l’obligation d’aller le cadrer ce qui laisse la possibilité aux coéquipiers basques de se déplacer en fonction dans les espaces libres et entre les lignes.  Un homme utilise particulièrement son QI football au-dessus de la moyenne pour s’intercaler entre la ligne des milieux et des défenseurs : Xabi Prieto :

Xabi Prieto entre les lignes

(Xabi Prieto par son placement intelligent réussit à offrir une solution entre les lignes pourtant très compactes du milieu de terrain de l’atlético)

      Mais ce qui fait la grande force offensive de la Real Sociedad pour créer des décalages, c’est que Xabi Prieto n’est absolument pas seul à savoir et à entreprendre ce déplacement fin et subtil. Effectivement, Eusébio Sacristan demande à ses joueurs de couloir de quitter régulièrement leurs ailes pour rentrer à l’intérieur du jeu et proposer cette même solution de passe dans les intervalles :

Oyarzabal entre les lignes

(Placement entre les lignes d’Oyarzabal, encerclé, qui va lui permettre soit de jouer sur le latéral soit de rentrer à l’intérieur combiner avec ses attaquants)

        Cette configuration a plusieurs avantages : elle permet de créer des supériorités numériques dans l’axe. Ces cas de supériorité, soutenus par un jeu en 1 touche de balle et des joueurs proches les uns des autres permettent d’éliminer un adversaire qui aurait du retard. En outre, cela permet, en densifiant le milieu de terrain, de laisser les couloirs relativement libres pour les défenseurs latéraux qui accompagnent systématiquement les attaques placées. William José ajoute sa pierre à l’édifice dans cette configuration en décrochant lui-aussi dans les intervalles pour proposer un appui, ou en dézonant totalement sur un côté, à gauche tout particulièrement.  Notons enfin que c’est aussi intéressant défensivement en cas de perte de balle mais nous y reviendrons plus loin.

            D’autre part, l’un des principes offensifs maintenant extrêmement présent sur les terrains européens, mais qui était à l’époque très cher à Cruyff est la formation de triangles dans tous les endroits du terrain pour déstabiliser l’adversaire. L’image précédente parle d’elle-même :

Formation de triangles

(Sur la même image qu’au dessus on décrypte très facilement la multiplication des triangles avec des joueurs presque jamais sur la même ligne, ce qui rend possible de multiples décalages)

       Nous l’avons clairement expliqué : les joueurs de la Sociedad utilisent à merveille les principes de leur entraîneur  pour créer un jeu offensif élaboré et efficace. Mais qu’en est-il de la finition ? Les basques n’infligent pas une avalanche de buts à chaque match comme peut le faire Monaco en Ligue 1. Des circuits préférentiels existent néanmoins. Les centres de Yuri à gauche pour José ou Prieto sont une première possibilité. Par ailleurs, lorsque Vela et Oyarzabal ont le ballon dans les 30 derniers mètres face au jeu, ils n’hésitent pas aller provoquer en dribble pour chercher une situation de frappe ou provoquer une faute. Contre l’Atlético Vela obtient un pénalty décisif de cette manière. Pour conclure, soulignons l’importance des projections des milieux centraux alternativement. Il est fréquent de voir Zurutuza dans la surface de réparation et ses alentours, prêt à couper un centre de la tête ou à tenter une frappe de loin.

LA PHASE DEFENSIVE DE LA REAL SOCIEDAD 

       Dans la plupart de ses matchs qu’ils soient à domicile ou l’extérieur, la Sociedad évolue avec un bloc médian qui varie dans son animation entre un 4-1-4-1 ou un 4-4-2 . Dans ce schéma, chaque joueur occupe rationnellement une zone et tente de fermer les lignes de passes jusqu’à ce que l’adversaire soit obligé de jouer sur les côtés. C’est alors que, l’ensemble de l’équipe coulisse côté ballon même si cela doit passer par l’abandon presque total du couloir opposé. En effet,  cette occupation extrêmement rapprochée du terrain en phase défensive sur les côtés ne doit pas laisser la possibilité à l’adversaire de basculer en une passe à l’opposé en raison de la densité et du temps extrêmement réduit qu’il reste à l’adversaire pour faire ses choix de passe. En outre, il n’est pas envisageable qu’un joueur sorte de la tenaille  en raison de la proximité du marquage et des supériorités numériques que créent les milieux en occupant l’espace de cette façon.  De plus, si l’opposant décide de ressortir pour reconstruire de derrière, l’équipe de San Sébastian réinitialise son placement rationnel jusqu’à ce que le ballon soit de nouveau orienté sur un côté.

Occupation défensive de l'espace sociedad

(Sur cette touche madrilène, la tenaille est formée, aucun joueur n’est à l’opposé et les hommes de Sacristan sont prêt à initier un 7 contre 4)

Formation en 4-1-4-1

(Belle illustration de la formation en 4-1-4-1 de la Sociedad avec de part et d’autre de la ligne du milieu W.José en premier harceleur et Illarramendi derrière la ligne en couverture)

       Le rôle clé de Zurutuza et Illarramendi dans le bon fonctionnement de l’animation défensive doit être souligné. Le premier a la charge  de se décentrer pour créer des pressions sur les côtés et des situations où l’adversaire sera enfermé. Le second est presque toujours en retrait, dans l’optique de couvrir un éventuel décalage de l’adversaire par le dribble ou la passe entre les lignes. Illarra est très fort dans le domaine de l’interception puisque il en réalise en moyenne 6 par match.

            Sauf cas exceptionnel, comme le match contre le Fc Barcelone où ils ont joué très haut, ce groupe n’exerce pas un pressing tout terrain à la manière du Celta Vigo ou d’autres. Néanmoins un principe défensif mis en exergue à la perfection à l’époque du Barça de  Guardiola reste très présent (comme d’ailleurs  dans beaucoup d’équipes espagnoles et européennes qui ont bien intégré cette idée) : c’est le harcèlement du porteur de balle par le joueur le plus proche dans les 5 secondes après avoir perdu le cuir. Les joueurs de Sacristan et notamment W. José s’attachent à effectuer ce premier travail toujours crucial.

Harcèlement à la perte W. José

(William José, encerclé, vient de perdre le ballon après s’être excentré à droite. Il lance tout de suite son harcèlement de l’adversaire afin de laisser le temps aux joueurs devant le ballon de se placer derrière le cuir et ainsi reformer le bloc)

         Par ailleurs, sur chaque ballon que doit négocier l’adversaire en étant dos au jeu (suite à une passe ratée par exemple), les joueurs basques s’emploient à aller presser pour empêcher l’opposant de se retourner. Dans ce cadre, le bloc peut gagner de nombreux mètres en remontant, et le manque de temps dans la prise d’information peut faciliter la récupération des joueurs en bleu et blanc. En phase de repli, l’ensemble du collectif continue de participer aux tâches défensives. Les joueurs de couloir (Vela/Oyarzabal) redescendent à hauteur de leurs latéraux si nécessaire. Illarramendi se rapproche de ses défenseurs centraux pour éviter de les laisser en 1 contre 1. Par exemple, dans le match contre Barcelone, ce dernier a joué un rôle clé pour isoler Messi et ne pas le laisser attaquer la défense en pleine vitesse. Ce match est aussi une belle illustration de la volonté de s’aligner à la perfection lors de la remontée du bloc, afin d’empêcher les attaquants adverses de jouer dans leur dos. Les heures d’entraînement à répéter ces positionnements sont ici bien visibles. Lorsque les basques subissent des corners ils optent très souvent pour une défense individuelle. Étonnamment, elle est éloignée des principes barcelonais qui prônent soient la zone ou la défense mixte sur ces phases.

     Enfin, leur jeu de transition défensive/offensive est aussi méticuleusement préparé. Vela et José restent la plupart du temps aux avants postes. Sur une récupération, ils forment une paire d’attaquants prêts à réceptionner le ballon et croiser les déplacements. Quand ils le peuvent ils tentent au maximum de gagner des mètres, d’aller provoquer balle au pied pour attendre au bon moment le troisième appel (souvent le défenseur latéral) et distiller une passe qui permettra de finir l’action par un centre ou une frappe. Yuri le latéral gauche joue un rôle décisif dans ce registre. D’ailleurs quels sont les joueurs majeurs qui permettent au football d’Eusébio Sacristan de s’exprimer ?

 

LES JOUEURS CLES DU COLLECTIF BASQUE 

Effectif Sociedad

(source : www.worldfootball.net)

      Tout le monde le sait, la Real Sociedad c’est le club formateur de l’international français Antoine Griezmann. Ce club a toujours su s’appuyer sur une dynamique de formation intéressante. Xabi Prieto, 33 ans et capitaine de l’équipe illustre parfaitement cette idée puisque il n’a jamais quitté la Real Sociedad et exerce en tant que professionnel dans l’effectif depuis 2003. David Zurutuza est dans le même cas puisque en dehors d’un prêt a Eibar (ville du pays basque ) en début de carrière il n’a jamais quitté la région. Ces joueurs sont des catalyseurs fondamentaux de l’équipe. Mais le dernier jeune joueur prometteur issu de la filière de San Sébastian est Mikel Oyarzabal. A 19 ans il est véritablement en train d’exploser. Il intègre l’équipe sénior dès 2015 après un prêt très rapide à Eibar. Formé en tant qu’ailier gauche, il dispose d’une qualité technique au-dessus de la moyenne notamment dans ses contrôles et sa conduite de balle où il touche en permanence le ballon. C’est aussi à ses déplacements sans ballon que l’on évalue la qualité d’un joueur. Le jeune espagnol ne déroge pas à la règle et sait parfaitement se déplacer entre les lignes comme nous l’avons souligné plus haut. Il peut d’ailleurs sans problème occuper une position de numéro 10 ( à la place de X. Prieto). Même s’il n’a toujours pas marqué en 18 matchs cette saison il est attiré par la surface de réparation. Comme tout potentiel international espagnol qui se respecte il est capable de distiller des passes lumineuses de n’importe quel endroit du terrain (4 passes décisives cette saison). Oyarzabal est donc un joueur à suivre assurément, mais il n’est pas seul.

        Le latéral gauche Yuri Berchiche d’origine basque et algérienne est aussi un véritable aspirateur à ballon. Formé lui-aussi à la cantera de la Sociedad il a écumé quelques clubs dans sa prime jeunesse avant de revenir dans son club formateur. Passé par Bilbao en 2006-2007 et par Tottenham entre 2008 et 2010 il est indéboulonnable à son poste de latéral gauche. Il dispose d’un volume de jeu extrêmement important sur son côté et renouvelle sans arrêt ses appels et dédoublements. Son entente avec Oyarzabal ou Vela lorsqu’ils permutent est éclatante. Cette présence offensive et défensive a d’ailleurs été récompensé contre le Deportivo La Corogne par un but de toute beauté d’une frappe à 20 mètres suite à une course de près de 45 mètres. Il laisse aussi apparaître une qualité de centre certaine pour placer W. José ou Xabi Prieto dans les meilleures conditions. Enfin il est globalement très sûr défensivement, et gagne 54% de ses duels, le tout en prenant peu de cartons.

      On ne peut conclure cette section sans souligner le rôle crucial de Carlos Vela offensivement, et Illarramendi défensivement (et dans la construction). Ce dernier vit une véritable renaissance dans son club de cœur. Le profil de ces deux joueurs est déjà plus connu du grand public français puisque ils ont évolué respectivement sous les couleurs d’Arsenal et du Real Madrid. Ce groupe de joueurs relativement homogène laisse entrevoir un véritable plaisir d’évoluer ensemble sous la direction d’Eusébio Sacristan. Le coach catalan est d’ailleurs conscient du travail qu’il reste à effectuer dans son équipe malgré les bons résultats du moment.

LES AXES DE PROGRES

      Cet effectif souffre encore de nombreuses faiblesses qui peuvent s’avérer rédhibitoires contre les très grosses écuries. D’abord, son côté droit ne présente pas toutes les garanties défensivement. Carlos Martinez est souvent en difficulté dans les duels (sauf contre le Barça lors de la 13eme journée où il a littéralement mangé Neymar). De plus, Carlos Vela, malgré sa bonne volonté, n’est pas toujours efficace dans son travail défensif. Recruter à ce poste de défenseur droit apparaît peut-être nécessaire pour franchir un pallier. Dans la même thématique, notons que l’effectif et les rotations sont très légères. Canales, Juanmi, Granero, Zaldua sont les joueurs principaux qui s’introduisent dans l’équipe. Malheureusement, ils n’apportent pas toujours satisfaction et cela peut se ressentir dans la durée (la moins bonne série qu’ils ont subi en janvier s’explique en partie par l’absence de Zurutuza). Si cette équipe parvient à accrocher une place européenne, elle devra se renforcer à l’image de Villarreal qui a su doubler les postes la saison dernière déjà.

            Dans le jeu, ce collectif présente d’autres lacunes. Ils ne sont pas assez efficaces sur les corners offensifs ou défensifs même s’ils ont l’art de savoir obtenir des pénaltys. Par ailleurs, il y a souvent de la place pour l’adversaire s’il souhaite jouer sur les transitions très rapides dans le dos des 2 défenseurs latéraux. D’autre part, la défense centrale est relativement lente ce qui l’empêche de pénétrer au milieu balle au pied pour créer d’éventuels surnombres. Les deux centraux sont aussi en grande difficulté quand ils doivent quitter l’axe face à des joueurs rapides lancés balle au pied. Contre la Corogne le 5 décembre ils prennent 2 buts du roumain Andone sur des actions rapides dans ce registre. Enfin, offensivement, il y a encore beaucoup de déchet dans la dernière passe ou dans la finition ce qui ne leur permet pas de se rendre les matchs faciles. L’épuisement physique et mental peut arriver.

CONCLUSION

        La Real Sociedad est l’archétype d’un club bien géré sportivement et s’appuyant sur de solides piliers. Malgré les difficultés rencontrées la saison dernière sous l’égide de David Moyes ils ont su revenir à des fondamentaux footballistiques qui leur sont propres et qui sont très bien représentés à travers la personnalité d’Eusébio Sacristan. Avec le budget d’un club de milieu-haut de tableau de Ligue 1, ils performent en Liga, championnat beaucoup plus relevé (surtout techniquement et tactiquement). Tout cela, en proposant un spectacle qui ravit les supporters. Peut-on parler de modèle à suivre pour nos clubs de l’Hexagone ?

BILAN 

Les points forts :

  • Des principes de jeu parfaitement intégrés par l’effectif basque.
  • Des joueurs d’une grande intelligence footballistique.
  • Complémentarité entre les joueurs et cohésion affective visible.
  • Une maitrise technique brillante.
  • Une pelouse parfaite pour pratiquer leur football.
  • Beaucoup de mobilité et de permutations à tous les coins du terrain.
  • Un mélange jeunesse/ expérience qui provoque une maturité tactique certaine

Les points faibles :

  • Peu de rotations dans l’effectif et grande dépendance au onze de départ.
  • Un côté droit léger défensivement
  • Difficulté à maximiser les temps forts par des buts.
  • Défense centrale lente en grande difficulté face à des joueurs lancés.
  • Pas de plan B, l’équipe joue très souvent de la même façon et ne peut pas sortir des grands principes exposés plus haut (Kick and Rush impossible par exemple)
  • Peu de buts sur coups de pied arrêtés comme les coups francs ou les corners.
  • Epuisement physique et mental d’ici au printemps ?

Eusebio Sacristan mundodeportivo

(source : www.mundodeportivo.com)

 

 

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