[JEU] Dans les yeux de Lopetegui contre Bilbao en Liga

PRINCIPE DU JEU  : Aurais-tu pu être aux côtés de Julen Lopetegui à donner des consignes sur ce match? Regardes-tu un match de foot avec assez de justesse tactique?  Quel plan de jeu et quels ajustements furent opérés par Lopetegui pour tenter d’ obtenir un résultat ? Amateur de tactique et de stratégie, c’est à toi de jouer. Au programme : décortiquer le match, en ressortant les idées principales du coach des Merengues et marquer un maximum de points!  Chaque idée vaut 1 point. Il y a au moins 26 points à marquer, voire plus! Let’s play!

 

CONTEXTE DU MATCH POUR LOPETEGUI :  Dans sa volonté presque folle de vouloir renouveler une équipe du Real gavée de titres, Lopetegui n’a pas renié ses idées ni oublier ses objectifs : il s’agit d’essayer de nouveau de tout gagner notamment cette Liga qui a échappé à Zidane la saison passée. Pour réussir cette mission presque impossible, Julen Lopetegui doit aussi dynamiser une équipe qui semble affaiblie après le départ de Cristiano Ronaldo et ce, au sein d’un nouveau projet de jeu très ambitieux et spectaculaire. En ce début de Championnat le Real Madrid et Barcelone sont au coude à coude. Vaincre Bilbao chez eux ne sera pas chose aisée, les Basques de l’excellent Eduardo Berizzo (Pour en savoir plus sur lui cliquez ici )  n’ont pas perdu un match cette saison.

 

A votre avis quel était le plan de jeu de Berizzo sur ce match ?

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ŒIL DE L’AUTEUR :

  1. Eduardo Berizzo ne veut pas laisser le Real Madrid contrôler le tempo du mach. Il s’agit de subir le moins possible surtout à domicile dans ce superbe stade de San Mamès. 1 POINT
  2. Pour ne pas subir, il va d’abord falloir savoir ressortir le ballon sous le pressing déjà bien efficace des joueurs Merengues. 1 POINT
  3. Eduardo Berizzo à préparé son équipe pour qu’elle soit capable de négocier les contre-attaques avec pertinence car il sait que le Real implique énormément de joueurs dans la phase offensive. Ainsi, des espaces sont attaquables. 1 POINT
  4. Dans la suite de l’idée précédente, le coach des basques souhaite aussi utiliser le repli parfois approximatif des ailiers du Real en demandant à ses latéraux de se projeter au maximum lors de la phase offensive afin d’obliger Asensio et Bale à défendre et redescendre très bas. 1 POINT

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A votre avis quel était le plan de jeu de Julen Lopetegui sur ce match ?

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ŒIL DE L’AUTEUR :

  1. Julen Lopetegui est un coach dont la sensibilité est clairement protagoniste. Avec à sa disposition quelques-uns des meilleurs joueurs du monde, il n’est pas question de ne pas être en capacité de maîtriser le cuir, prendre des initiatives sur attaque placée qui mettent l’adversaire sous pression. 1 POINT
  2. Le pressing haut est l’un des outils les plus utilisés des entraîneurs protagonistes. Julen Lopetegui ne déroge pas à cette règle et souhaite constamment mettre en danger la 1er ligne de Bilbao par du harcèlement. 1 POINT
  3. Que ce soit en attaque placée ou en attaque rapide, l’une des idées de Lopetegui dans ce match est de mettre en difficulté De Marcos et Berchiche, deux latéraux très forts avec le ballon ou dans les projections, mais beaucoup moins quand il s’agit de jouer des 1 contre 1. 1 POINT
  4. Le coach madrilène a pour habitude de proposer des sorties de balle très travaillées et d’autant plus efficaces que beaucoup d’équipes de Liga aiment encore presser haut surtout quand elles jouent à domicile. 1 POINT

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Vous regardez le match depuis le banc , qu’est ce qui fonctionne ou dysfonctionne dans les différentes phases de jeu ainsi que sur le plan individuel en 1er mi-temps pour vous ?

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ŒIL DE L’AUTEUR CE QUI FONCTIONNE : 

  1. Le Real réussit à sortir le ballon au sol, grâce au positionnement et aux déplacements sublimes de chacun des esthètes de cette équipe qui absorbent avec brio, la pression pourtant importante des joueurs de l’Athlétic. 1 POINT
  2. Le Real réussit à multiplier les combinaisons sur les côtés notamment les « une-deux » qui impliquent Ceballos ou Modric ainsi que Asensio et Bale, ce qui met dans l’embarras De Marcos et Berchiche obliger de défendre en reculant. 1 POINT
  3. Les séquences de conservation sur la largeur du terrain fonctionnent avec un jeu en 1 ou 2 touche de balle très fluide. 1 POINT
  4. Les trois attaquants Benzema, Asensio et Bale  participent activement à la phase offensive en proposant du jeu en appui, des permutations qui créent beaucoup d’incertitude chez l’adversaire. On sent déjà l’envie de jouer ensemble et l’existence de nombreux automatismes. 1 POINT
    1. La ligne de quatre défensive, à l’image d’un Marcelo imperturbable techniquement, ainsi que les relayeurs mettent en lumière la capacité exceptionnelle de ces joueurs à contrôler le ballon et rester calme sous pression, grâce à leur changement de rythme toujours surprenant sur leur 1ère touche de balle. 1 POINT
  5. Sergio Ramos n’hésite pas à conduire le ballon très haut sur le terrain dans le camp adverse afin d’attirer des adversaires. De plus, il peut parfois se retrouver à la finition des actions sur quelques centres de ses coéquipiers.1 POINT
  6. L’équipe de la Maison Blanche affiche une bonne discipline défensive pour passer rapidement d’une phase de pressing à une phase de défense en bloc médian sous la forme d’un 4-4-2 avec Bale et Benzema en 1ère ligne. 1 POINT

ŒIL DE L’AUTEUR CE QUI DYSFONCTIONNE :

  1. Le Real Madrid est parfois en difficulté pour gérer l’espace dans leur dos (surtout après la 20ème minute) face aux appels nombreux de Williams. 1 POINT
  2. Dans la continuité de l’idée ci-dessus, Toni Kroos est en grande difficulté quand il s’agit de compenser les sorties hautes de Varane ou Ramos quand ils suivent leur vis à vis. Son positionnement est très souvent approximatif (trop haut). 1 POINT
  3. La phase du pressing du Real Madrid semble parfois maladroite. Au-delà de la qualité technique remarquable de Bilbao, les déplacements des joueurs chargés du harcèlement apparaissent souvent non-coordonnés. Le comportement non-verbal des joueurs à l’écran, agacés de cette inconstance, ne trompe pas. 1 POINT.
  4. Malgré toute son envie visible à l’écran, Benzema est difficile à trouver pour les créateurs Merengues. Il fait peu le poids dans la surface sur les centres de ses coéquipiers et semble jouer à contre-temps quand il veut participer au déploiement d’une attaque. 1 POINT.
  5. Les difficultés dans la finition ne concernent pas que Benzema. Même si le gardien basque semble en état de grâce, les frappes manquent toujours d’une once de précision ou de puissance pour faire la différence. 1 POINT

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Le Real perd 1-0 à la mi-temps. Quels sont les changements et transformations possibles sur le terrain qui ont permis au Real d’égaliser et d’être proche d’emporter le match?

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ŒIL DE L’AUTEUR :

  1. Lopetegui réalise un changement dès la mi-temps en sortant Ceballos pour Casemiro. Celui-ci semble répondre à deux objectifs : mieux couvrir les déplacements au large des défenseurs centraux et mieux couper les transitions adverses grâce à la science du placement du Brésilien. 1 POINT
  2. A l’image de Sergio Ramos en 1ère mi-temps,  Varane et Casemiro n’hésitent pas à porter le ballon pour gagner des mètres jusqu’au cœur du jeu adverse. 1 POINT.
  3. Les défenseurs du Real appuyés par Casemiro semblent mieux gérer l’espace dans leur dos en seconde période. 1 POINT
  4. Le coach espagnol sort très vite Modric pour faire entrer Isco (60ème minute). Le Croate semble effectivement à court de jus. Au-delà de la fraîcheur qu’apporte l’ancien joueur de Malaga, Isco peut continuer à mettre au supplice le bloc adverse grâce à sa vision du jeu hors du commun alliée à sa force dans les 1 contre 1 face à l’équipe basque qui recule peu à peu. 1 POINT.
  5. Le but égalisateur du Real illustre quelques corrections apportées par le staff : un jeu plus direct et vertical ( c.f : la merveille de passe par dessus de Kroos), cette volonté d’accentuer la mise sous pression des latéraux et une plus grande présence dans la surface avec Isco qui vient suppléer Benzema pour finir l’action de la tête. 1 POINT
  6. Alors que le bloc basque semble de plus en plus disloqué entre la 55ème et la 80ème minute, Lopetegui fait entrer Lucas Vasquez afin d’acculer la défense et de pousser celle-ci à l’erreur d’autant plus que les cartons s’accumulent. Ils ne semblent alors pas à l’abri de subir un pénalty ou de mettre un but contre leur camp. La rentrée de Vasquez, très mobile et technique, insiste dans cette perspective. 1 POINT

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Le jeu se termine ici pour cette semaine es-tu proche des 26 remarques tactiques de l’auteur? D’accord, pas d’accord, des choses à rajouter?

 C’est effectivement maintenant que tu peux rajouter des points bonus en donnant des idées/ contrepoints dans les commentaires. N’étant ni Lopetegui, ni un quelconque membre de son staff, toute l’analyse est ici le produit d’un regard extérieur, un œil certes vigilant mais toujours incomplet. Peut-être vos remarques pertinentes permettront de nous rapprocher au plus près du bilan d’après match réalisé par le staff  pléthorique du Real.

  En tout cas, si tu n’as pas vu le match c’est peut-être l’occasion de se faire un replay et de venir jouer avec nous.

J’espère que ce jeu vous aura aidé à travailler votre œil, outil de travail incontournable d’un connaisseur. A bientôt pour un nouveau jeu du tacticien !

 

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